This website uses cookies to improve your user experience.

Click "I agree" or any link to accept these cookies. To learn more about how we use cookies, you can read about them here.

menu
FR
Back to menu

Choose your language

Blogs

Interview – André Ghestem, président de Shimano France nous parle du VAE.

Chaque année, le vélo à assistance électrique séduit de plus en plus de citadins. Ses ventes sont même désormais supérieures à celles des cyclomoteurs électriques. Une tendance qui contribue à rendre les déplacements plus propres.

En quoi le vélo à assistance électrique va-t-il révolutionner les déplacements en ville ?

Tribune André Ghestem – Président de Shimano France

Chaque année, le vélo à assistance électrique séduit de plus en plus de citadins. Ses ventes sont même désormais supérieures à celles des cyclomoteurs électriques. Une tendance qui contribue à rendre les déplacements plus propres.

Sur les 2,8 millions de vélos vendus en France en 2017, près de 255 000 étaient dotés d'une assistance électrique, soit deux fois plus que l'année précédente. Et, selon les chiffres de l'Union Sport & Cycle, 86 % d'entre eux étaient des vélos de ville ou tout chemin.  Il n’y a pas de doute : les vélos électriques séduisent les urbains. Finie l'image de vélo destiné aux paresseux ou aux « pépés ». Désormais, c'est un moyen de se déplacer très tendance. Pour preuve, politiques, patrons ou acteurs n'hésitent plus à s'afficher en selle sur leur vélo électrique. Cette visibilité médiatique reflète l'intérêt grandissant du grand public, en particulier en ville. Au point que certains experts n'hésitent pas à affirmer que cet engouement pour les vélos à assistance électrique (VAE) préfigure une véritable révolution urbaine ! 

Un mode de déplacement alternatif très séduisant

Rien d'étonnant, si l'on prend en compte les contraintes liées aux déplacements dans les grandes métropoles. A Paris, en plus des tarifs des transports en commun en constante augmentation, les transports en commun sont fréquemment saturés aux heures de pointe. Quant à la voiture, dans les grandes villes, elle est de moins en moins la bienvenue. Les mesures de restrictions de circulation et de stationnement, dont le but est de limiter l'accès des voitures aux centre-ville, ne font que donc renforcer l'attrait pour des modes de transports alternatifs. Et, dans cette optique, le VAE ne manque pas d'atouts. Il permet de se faufiler en toute liberté dans les embouteillages et d'affronter petites côtes et grandes montées sans arriver en nage au bureau (500 000 Français vont au travail en vélo). Le tout en mode « écolo » puisqu'à la différence d'un cyclomoteur – dont il égale les performances en termes de vitesse - il n'émet pas le moindre gramme de CO2, grâce à son moteur électrique auxiliaire et sa batterie rechargeable. Ce qui contribue à limiter les pics de pollution, de plus en plus nombreux. Toujours dans l'esprit écolo, les batteries peuvent être recyclées grâce à la filière Corepile, qui se charge de leur collecte et de leur traitement lorsqu'elles sont hors d'usage. A titre d'exemple, grâce à un dispositif similaire, 87 tonnes de batteries sont récupérées chaque année aux Pays-Bas. 

 

L'utilisation du VAE encouragée par les pouvoirs publics

Une longueur de pistes cyclables multipliée par deux d'ici quelques années : c'est ce que prévoit le Plan Vélo de la capitale pour faciliter et sécuriser les déplacements des cyclistes toujours plus nombreux. Mais Paris est loin d'être la seule à accompagner ce mouvement. De nombreuses autres villes font de même, en réponse aux souhaits de leurs habitants. Selon une étude de l'Union Sport & Cycle consacrée au sport en ville, 73 % des Français souhaitent que leur commune encourage les mobilités douces. Autre incitation mise en œuvre par les pouvoirs publics, les aides à l'achat d'un vélo à assistance électrique. Entre celles de l’État et celles des collectivités locales, leur montant peut permettre, sous certaines conditions, de réduire la facture de 20 % pour les acheteurs. Loin d'être négligeable. Les « plans de mobilité », désormais obligatoires pour les entreprises de plus de 100 salariés situées dans le périmètre d'un Plan de Déplacement Urbain, devraient encore contribuer à développer l'usage du vélo, et en particulier ceux à assistance électrique, pour les déplacements domicile-travail. Ces plans doivent notamment favoriser les « mobilités actives », par le biais de mesures, comme le versement d'une indemnité kilométrique vélo incitative (À date, 124 structures ont mis en place cette indemnité), l'installation de garages à vélo sécurisés et de vestiaires avec douche ou encore la mise à disposition de flottes de vélos électriques pour les salariés effectuant des déplacements dans le cadre d'activité. Autant de mesures susceptibles de multiplier le nombre de convertis au vélo électrique.